Fini ! (Enfin ! ^^)
Bon, donc, voici le chapitre 2. Il est assez long (3 pages et demi sur word !^^).
Pour l'accent circonflexe sur certaine voyelles ( ^ ), voici le signification. C'est simple, pour Zilân par exemple. Comme il y a un accent sur le "a", le mot ne se prononcera pas "Zilan", mais "Zilane". Voili voilou.
Bonne lecture.
II-Les Miracles de l’Immortel-Ce serait bien, dit Muse Massima rêveuse.
MSM, comme on l’appelait, était rousse, et avait les yeux fins et verts. Elle était née depuis environs soixante ans, et son Macha, Steven Clavs, peintre aux Etats-Unis, sur la planète Terre, dans le Système Solaire de la Voie Lactée, en avait maintenant soixante-dix-neuf. Elle savait que celui-ci ne vivrait plus bien longtemps.
-Bof, maugréa Muse Philacine. Moi, être chassée du Paradis, ça ne me dis rien.
Cette Muse était appelée Phily. Toutes les inspiratrices étaient officiellement appelées par un nom précédé de « Muse », mais entre elles, elles se donnaient des diminutifs.
Le Macha de Phily, Mimosa Fleurot, écrivain à Quam sur Laïa, dans le Système Placide de la galaxie du Chiennar (animal avec 2 têtes de chien et le reste du corps du renard), avait cinquante ans, et elle en avait vingt. Elle était brune très foncé, et avait les iris tout petits et noirs.
-Humf ! répliqua MSM. Toi, tu ne va pas bientôt mourir ! Sur Laïa, ils vivent au moins deux cent ans, alors que sur la Terre, ...
Elle n’eut pas le temps de finir.
-Mais tu ne te rends pas compte des conséquences !
-Être immortelle, pouvoir faire ce que l’on veut pendant l’éternité, ne plus avoir à s’occuper de Macha...
-Être chassée du Paradis, être condamné à errer durant l’éternité, à devenir un spectre, une Déchue. Et puis, tu sais, comme le dis le proverbe Humain, l’éternité, c’est long, surtout vers la fin !
-Ah, ah, ah, lança Muse Massima ironiquement. Super drôle ! Vraiment tordant ! T’a d’autres blagues aussi marrantes que ça ?
-Mais arrêtez, vous deux ! intervint Muse Djiana. On dirait des Humains !
-Quoi ?! s’indigna MSM.
-Ne redit plus jamais ça ! explosa Phily.
Muse Djana, appelée DJ (prononcer en Anglais), était chatin foncé, élancée, svelte, et avait les yeux bleus. Son Macha, Karin Folk, sculptrice à Gvaï, sur Nonny, dans le Système du Torrent, dans la galaxie Exafrich, avait quarante ans. Elle en avait vingt-cinq. Elle soupira. Ses amies étaient en train de se fabriquer une âme mi-humaine, mi-muse. Au Paradis, « Humain » était la pire insulte qui existe. C’était normal. Quand on en voyait un dans sa vie quotidienne, là, et là seulement, en comprenait pourquoi c’était une injure de taille ! Ils sont moches, teigneux, vaniteux, narcissiques, même s’ils n’ont pas de quoi l’être, orgueilleux, suffisants, avares, égocentriques, et j’en passe.
Mais revenons à notre Muse.
-Récitez-moi les Textes, continua DJ.
-Mais ..., commença MSM.
-Oui, « mais », comme tu dis ! L’interrompit Phily. « Mais » fais-le, et c’est tout !
-Ok.
Elles reprirent en cœur :
"Si ton Macha tu quitte,
Sans vie tu errera.
Tu n’auras plus de quête,
Tu n’auras plus de voie.
Tu n’aura qu’un seul choix,
Et tout le temps durant
Tu n’auras qu’une chance :
Dieu ne t’excusera pas.
Dans tout le paradis,
Jamais tu ne feras
De mal en aucun cas,
A tout le paradis."
-Bien, s’exclama DJ satisfaite. Vous n’allez pas vous égorger, puisque cela reviendrait aller contre les Textes, donc, contre Dieu.
Phily eut l’air écrasée par cet argument sans réplique possible. Par contre, MSM eut l’air réjouie durant un instant. Elle se raviva immédiatement, espérant que personne ne l’aie vue. Heureusement pour elle, ni l’une, ni l’autre des deux muses n’avait remarquée son sourire triomphant. Elle avait trouvé !
Soudain, l’ange Follibo apparut et parla aux trois amies :
-Venez vite ! Dieu va faire Naître quatre Muses d’un seul coup !
* * *
Les Muses firent le chemin avec Follibo, ébahies. En ce moment, Dieu battait le record du nombre de records. Il multipliait les exploits !
L’autre jour, il avait fait six miracles en même temps, dans différents endroits de l’univers.
Une autre fois, il avait tué dix Fylatheur, des petites créatures mi nain mi gobelin, dans un village nommé Flaquaro d’un seul coup, car ils étaient en train de le ravager.
Il ne faut pas croire que Dieu peut faire tout ce qu’il veut quand il veut. Je vous explique :
Tout d’abord, c’est un enfant de cinq ans. C’est sans aucun doute pour éviter d’avoir des pensées de destruction ou de chaos, ou tout simplement mauvaises, qu’il s’est lui-même transformé. Car avant d’être petit, il était grand. Il était âgé d’environ milles ans. A cette époque, il pouvait vieillir, mais ne pouvais pas mourir, comme après sa transformation, bien sûr, mais après cette dernière, il ne pouvait plus vieillir. C’est peut-être un peu compliqué, mais vous finirez bien par comprendre. Bien entendu, un enfant de cinq ans n’est pas encore conscient qu’il peut faire le mal. Bien sûr, il peut être capricieux, mais il ne sait pas qu’il peut user de ses pouvoirs, si toutefois il en a, pour créer la mort et le chaos.
Mais revenons à notre Dieu. Se transformer en enfant à des conséquences. Au début, juste après sa transformation, il a été choqué de plus pouvoir faire plus de deux miracles par jour sans tomber dans les pommes. Mais il s’est remis, et habitué. A présent, il s’habituais aussi, mis à autre chose : à pouvoir en supporter davantage, à pouvoir faire plus de deux miracles par jour. Certains pensaient que l’Immortel voulait créer une nouvelle étoile et s’entraînait dans ce but. D’autre disaient qu’il voulait grandir, et qu’il pensait qu’en améliorant ses pouvoirs, il pourrait contrer le sort qu’il s’était lui-même jeté.
De toute façon, cela ne pouvait lui faire que du bien. Enfin, c’était du moins ce que pensaient presque tous les habitant du Paradis. Oui, vous avez bien lu. Presque.
Durant le trajet, MSM, Phily, et DJ s’entêtaient à vouloir donner un surnom à Follibo.
-« Foly » ? demanda Muse Philacine.
-Non, répondirent en cœur les deux autres.
-« Folb » ? interrogea Muse Massima.
-Non ! répliquèrent ensemble les deux autres.
-Je sais ! s’exclama Muse Djiana. « Folio ». C’est le nom de quelque chose sur Terre. Je ne sais plus quoi.
-Pourquoi pas, dit MSM.
-Ouais, pas mal ! renchérit Phily.
-On est d’accord alors. Ca te va Folio ? demanda DJ en s’adressant à l’ange Follibo.
Ce dernier était blond, pas très grand, les cheveux coupés mi-long, et avait une peau plutôt blanche. Comme tous les anges, il ne marchait pas, mais flottait à quelques centimètres du sol grâce à ses grandes ailes blanches, il pouvait aussi aller très haut dans le ciel, et pouvait replier ses grandes ailes blanches lorsqu’elles ne lui étaient d’aucune utilité. Il soupira. Les filles tenaient vraiment à ce qu’il ait un surnom. En fait, les trois amies et lui se connaissaient depuis la naissance de Djiana. Il en était secrètement amoureux. Il eut un frisson et un sourire en pensants à elle. L’heureuse élue le remarqua, et lui demanda ce qui se passait.
-Rien, rien, répondit-il. Il fait froid, et je pense au bon feu que je vais me faire une fois que ce sera terminé.
-Mais Folio, s’étonna DJ, il fait vingt-cinq degré à l’ombre selon le thermomètre des Hommes. Et il n’y a pas de bois chez toi, tu te chauffe à la lumière laconique.
La lumière laconique était le moyen le plus utilisé pour se chauffer au Paradis. Le principe est simple : on recueille la lumière du Paradis dans un bocal, et on la libère chez soi.
-Euh, oui, mais... Oh ! Oui, oui, j’arrive ! lança-t-il répondant à un appel imaginaire.
Il partit donc en vitesse, laissant là les trois amies interpellées aussitôt par l’Archange Suprême, Sarazin Nacky, qui les pria de venir dans la foule pour ne pas déranger l’Être Suprême. Les filles s’approchèrent donc sans bruit de la masse formée autour de Dieu.
Il y avait là beaucoup de Muses venues assister à la naissance de leurs sœur. En effet, toutes les Inspiratrices se considéraient de la même famille, ou plutôt, sœurs. Ce qui était normal, car elles naissaient toutes du même Père.
Tout à coup, le groupe des trois réussirent à apercevoir Dieu. Il était petit, enfin, la petitesse d’un enfant de cinq ans, et avait l’air plutôt mûr pour son âge. Il avait les cheveux blanc, les yeux blanc, et une robe blanche qui descendait jusqu’à ses chevilles. Il brillait d’un éclat royal que l’on ne pouvait voir, mais que l’on sentait. Cet éclat rendait l’air noble, et purifié. Enfin, il s’adressa au public :
-Euh, ..., bonjour mes chers amis, dit-il d’un ton hésitant. Je vais..., euh, ..., faire apparaître quatre muses sous vos yeux ébahis.
Tout le monde applaudit en riant, car tous avaient remarqués le petit singe perché sur l’épaule de Dieu qui lui chuchotait les mots que ce dernier devait dire.
-Allez Zilân, montre toi ! cria Muse Kênthonad.
Le singe sauta de l’épaule de l’Immortel. Lorsqu’il atterrit, il fût masqué par un flash, et quand la lumière se dissipa, le singe avait laissé place à Zilân, l’assistant de Dieu.
-Mais je cherche juste à l’aider à dire les bonnes phrases en public, expliqua-t-il.
Mais Dieu l’écarta d’un geste brusque.
-Oh ! Laisse-moi me débrouiller. Bien, dit-il en s’adressant au public. Je disais donc que quatre Muses apparaître sous vos yeux abi... eba... euh, vont apparaître devant vous. Alors tenez-vous bien.
Finissant son discours improvisé, il s’assit en tailleur. Toutes les Muses le regardaient attentivement, mais certaines, qui n’avaient jamais vu de naissance de Muses car elles-même n’étaient pas nées longtemps avant, le regardaient avec des yeux gros comme des pêches.
Il ferma les yeux, plaqua ses paumes contre ses tempes, les doigts pointés vers le haut, et se mit à léviter à environ dix mètres en hauteur. Puis, sa peau commença à pâlir. Au bout d’un certain temps, elle fut blanche comme les nuages qui défilent vers l’horizon. Lorsque cela arriva, quatre lumière apparurent devant lui, en l’air. D’abord toutes petites, elles grossirent en se modulant, et cinq minutes plus tard, les lumières ressemblaient jusqu’au moindre détail à des femmes de vingt ans, vêtues d’une tunique allant de l’épaule droite aux genoux.
Toujours lumineuses, ces formes descendirent doucement, et lorsqu’elles atteignirent le sol du Paradis, la lumière jaune pâle dont elles étaient constituées se dissipa, laissant place à quatre femmes, habillées comme je l’ai décris précédemment, et allongées.
Lorsqu’elles se furent remisent de leurs émotions, les quatre nouvelles Muses se relevèrent, prêtent, chacune, à inspirer leur Macha. Elles s’approchèrent de la foule, et dirent joyeusement toute la foule : « Bonjour. ». Les bienheureuses, selon la tradition, leur répondirent : « Puisse votre chemin être semé d’idées, que dans l’esprit de votre Macha vous puissiez faire germer. »
Tout le monde applaudit Dieu qui était revenu d’en haut, et avait retrouvé sa couleur de peau naturelle, puis, chacun retourna à ses activités.
Djiana, souhaitant la bienvenue à une des nouvelles Muses nommé Muse Glaka, n’avait pas vu que ses deux amies commençaient à partir. Le remarquant, elle dit au revoir à sa nouvelle amie, et se prépara à les rejoindre, lorsqu’une force inconnue la tira vers le bas. Elle essaya de résister, mais elle ne le put pas. Elle disparut.