Bon, voici "Dépendance" refaçonné, remodelé, et rechouinchouinboudé

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Je pense que je n'ai pas besoin de vous expliquer ce que j'ai déjà dit dans le V.1. Simplement : lisez (siouplé

) et enjoy (plus que pour la V.1 entout cas [j'espère])
Dépendance
La dépendance... qu’est-ce qu’on peut y faire... on commence, on aime, on essaye de s’en écarter, on recommence. C’est le cycle infernal de la drogue.
Moi, ça m’est arrivé. J’ai commencé et j’ai vu quel bonheur c’était. On était transporté dans des univers fabuleusement sans limites ! Des images incroyables nous traversaient la tête. « Jamais ! me disais-je. Jamais je n’arrêterais ça ! C’est tellement bon ! » J’avais douze ans.
J’ai du me résoudre à arrêter, vers mes quinze ans. Ma mère me trouvait souvent en train de me droguer, le soir, tard. A ces moments là, ma mère s’énervait énormément contre moi. Surtout quand, le lendemain de mon anniversaire, le soir vers minuit, elle me vit encore une fois (la seizième pour être précis) en train d’accentuer ma dépendance. Ce jour là fût le plus horrible que je n’ai jamais vécu...
Lorsque ma mère entra dans ma chambre, elle était folle de rage. Elle me prit par les cheveux, sur le haut du crâne, et me tira vers le porche. J’essayai de me débattre, mais ma mère, dans ses énervements, était plus forte que mon père. Voyez ce que la rage peut faire. Ma mère, celle de qui j’étais née, me jeta dehors, sous la pluie, en plein orage, en criant : « Ne reviens plus jamais ici ! Tu m’entends ? Plus jamais ! ».
Alors, je me suis traîné sous un rebord de toit, pour échapper à la pluie, et je me suis couché derrière un tonneau pour se protéger de la morsure du froid. Malheureusement, je n’avais pas eu le temps d’emporté de doses. N’ayant pas d’argent je ne put en acheter d’autres.
Pour survivre, j’ai gagné de l’argent en faisant des petits boulots. Je me haïssais de m’être laissé prendre par cette drogue. Je haïssais ma mère de m’avoir jeté dehors. Je haïssais mes patrons de m’exploiter pour 2 francs de la semaine. Ce que je ne savais pas, c’est que ma mère, le lendemain de mon « départ », prise de regrets, elle se mit à me chercher. Sans réussite, évidemment, puisque j’étais derrière un tonneau, en train de dormir. Après je suis partit, et elle n’a pas pu me retrouver.
Depuis, j’ai grandi, et, vers 18 ans, avec tous les petits boulots, j’ai gagné assez d’argent pour m’acheter une maison. Je redécouvrais le confort de dormir chez soi, et non chez les autres, à faire la manche pour dormir. J’ai pris un bon boulot, et je pus enfin m’installer chez moi, avec des horaires de travail bien définis, des congés. Bien sûr, comme je ne suis allé à l’école que jusqu’à 15 ans, c’était un travail à la mesure de mes lacunes. Mais c’était bien payé, et j’étais enfin chez moi.
J’essayais de trouver des activités, de m’occuper, mais j’étais tout seul, sans famille, sans amis, et je ne pus résister. Je redevins dépendant. Je suivais le cycle.
Une semaine plus tard, j’étais tranquillement en train de m’adonner à cette drogue, quand un nain apparu devant moi. Il était habillé avec une chemise verte, un pantalon beige et un chapeau de cuir brun. Il était accompagné de ses six frères, et d’une jeune fille moyenâgeuse. Cette dernière était brune, coupé court, et avait le visage tout pâle. Je reculai de quelques pas, ne sachant d’où ils venaient, et j’attrapai le revolver qui était dans le tiroir. Je pointai l’arme vers eux. Je voulus tirer, mais une main se posa sur mon épaule. A présent, j’étais en sueur. Je me retournais, et vit le visage qui était derrière moi. C’était un jeune homme, blond, pas très grand, accompagné d’un dragon aux écailles bleues et d’une kobold aux poils marrons. Ils me disaient : « Ne fait pas ça ! Tu es un peu secoué, c’est tout. » d’une voix douce. Je doutais. Ma tête me disait : « Ils essayent de t’attendrirent. Ne les écoute pas. », tandis que mon cœur m’incitait au contraire. « C’est la voix de ta conscience, me disait-elle ». Ne pouvant en supporter plus, je tirai sur le dragon, puis sur le petit homme, et enfin sur la kobold. C’était un vrai carnage. Les murs n’étaient que sang ; les rideaux auparavant blancs étaient maintenant rouges, constellés d’écailles bleues. Je me retournai, pour en finir avec cette histoire de dingue. Je m’attendais à trouver sept nains et une femme, mais à la place, je vis deux enfants, un garçon et une fille, qui me dirent en me tirant par le pull : « Aidez-nous. Nous sommes perdus. Nos parents nous ont abandonnées. » Cette vision d’horreur me torturait. Je voulus m’enfuir, m’en aller, mais j’était encerclé ! D’un côté, il y avait une armée, commandé par un homme en armure grecque, de l’autre, une petite fille blond avec une cape rouge, d’un autre, un goupil au pelage rouge et un loup gris sans queue ; encore autre part, un chanteur de vent avec une fille, ou alors un garçon avec des ailes faîtes de plumes et de cuir, ou encore une fille blonde avec une mèche et des lunettes, et un chien bleu ayant une cravate à côté d’un chat avec des grandes bottes, un chapeau et une épée, et encore, et encore, et encore...
Je me faufilai entre la jeune fille à la cape rouge et le garçon aux ailes, et courrait dans la rue en poussant des hurlements. Je me retournais quelques fois pour tirer au hasard un coup de pistolet. Je courrais aussi vite que je le pouvais, mais dans ma course effrénée, je trébuchai en plein milieu de la chaussée.
Je me réveillai dans cette chambre, sans fenêtre, sans motifs, avec une porte, une seule, ayant des barreaux. Les médecins m’ont mit un pyjama bizarre. Ce vêtement me rappelle quelque chose. Un ca... cami... Oh ! Je ne me suis jamais rappelé ce nom ! Je ne pouvais pas bouger les bras.
-Où suis-je ? demandai-je.
-C’est un hôpital où l’on soigne les gens quand ils ne vont pas bien, me répondit un médecin.
-Je ne vous crois pas ! Vous travaillez avec les gens que j’ai vu chez moi ! Une fois que je serais devenu fou, ils me tueront ! Mais ça n’arrivera pas !
-Calme, calme. Nous ne vous voulons aucun mal.
-Comment suis-je arrivé ici ?
-Après que vous ayez perdu conscience, une voiture est passé sur la route. Le conducteur vous a vu, et il s’est arrêté pour s’occuper de vous. Pendant ce temps, les voisins, alertés par les coups de feu, nous ont appelés. Et nous vous avons transporté ici.
-Très bien. Allez-vous-en.
-Mais, nous dev...
-Allez-vous-en !!!!
Le médecin sortit de ma cellule, tandis que je m’allongeai sur le lit qui m’était attribué. Une larme coula sur ma joue. A ce moment là, je me dis :
« Jamais je n’aurais du commencer à bouquiner ! »